Créer une entreprise nécessite des fonds pour assurer le démarrage de l'activité et sa pérennité et cela quelle que soit sa structure juridique (entreprise individuelle ou société).
Or le premier pourvoyeur de fonds est le créateur/repreneur puisque c'est celui qui assumera les risques d'exploitation : aucun investisseur n'acceptera de financer une partie de l'activité si le porteur du projet de création/reprise ne s'y implique pas financièrement (ou trop faiblement).
Et le premier endroit où il est plus facile de puiser est généralement dans son épargne personnelle puisqu'elle est plus accessible (plus liquide).

Où trouver le maximum de fonds ?

 grosse_puce.gif Le compte courant bancaire personnel

Il est toujours utilisé pour régler les premiers frais engagés pour monter son projet de création : frais de transport, de téléphone, de photocopies, etc.

A noter : Au moment où le projet prend corps, il devient indispensable de créer un compte au nom de la future entreprise (c'est même obligatoire dans le cas d'une société).

 
grosse_puce.gif Les livrets d'épargne

Il en existe plusieurs formes, certaines plus liquides que d'autres :

petite_puce.gif Epargne liquide :

triangle.gif Le livret A : c'est un compte d'épargne à taux réglementé (1,25% jusqu'au 31 juillet 2014), dont le revenu est défiscalisé. Il est réservé aux particuliers à raison d'un seul livret par personne et permet de constituer une épargne disponible à tout moment dans la limite du plafond (22 950 € depuis le 1er janvier 2013).

triangle.gif Le livret d'épargne populaire (LEP) : réservé aux personnes dont le revenu fiscal de référence est inférieur à un montant revalorisé chaque année (pour 2014, il doit être inférieur à 19 140 € pour 1 part de quotient familial). Comme le livret A, il n'est soumis ni à l'impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux. Le plafond des dépôts est actuellement limité à 7 700 €.

triangle.gif Le livret de développement durable (LDD) : c'est également un compte d'épargne à taux réglementé (1,25% jusqu'au 31 juillet 2014), dont le revenu est défiscalisé. Comme les livrets précédents, il est réservé aux particuliers qui ne peuvent détenir qu'un seul livret par personne et permet de constituer une épargne disponible à tout moment dans la limite du plafond des dépôts (12 000 €).

A noter : en dehors de ces livrets réglementés, il existe toute un éventail de livrets proposé par de nombreux établissements bancaires dont les intérêts ne sont pas défiscalisés mais qui présentent l'avantage d'un taux de rémunération plus élevé et d'un montant de dépôt illimité (sans plafond).

petite_puce.gif Epargne bloquée :

triangle.gif Le livret d'épargne entreprise (LEE) : le principe est celui du "plan épargne logement". Le futur créateur/repreneur épargne pendant 2 à 5 ans et peut ensuite accéder à un prêt à taux réduit en fin de période.
Toute personne peut ouvrir un LEE, dans la limite d'un livret par foyer fiscal (il peut aussi céder ses droits acquis à un membre de sa famille, créateur ou repreneur d'entreprise). Le plafond du dépôt est de 48 000 € pour un taux d'intérêt de 0,75 % fiscalisable pour les livrets ouverts depuis le 1er janvier 2014.
Le LEE finance l'acquisition des immobilisations incorporelles et corporelles des entreprises créées ou reprises depuis moins de 5 ans grâce à un prêt (de 2 à 15 ans) dont le montant et la durée sont fixés de telle sorte que le total des intérêts à payer par l'emprunteur soit égal au total des intérêts acquis pendant la phase d'épargne multiplié par un coefficient de 1,6. Si les établissements financiers refusent le prêt le souscripteur reçoit une prime égale à 30 % des intérêts acquis.

A noter : c'est  un produit peu connu et mal aimé des banquiers qui n'en font pas la promotion.

triangle.gif Le plan d'épargne logement (PEL) : c'est une épargne bloquée pendant 4 ans qui produit des intérêts (le taux varie selon la date d'ouverture du PEL), non fiscalisables mais soumis aux prélèvements sociaux. A la sortie du PEL, le titulaire bénéficie d'une prime d'Etat et d'un prêt à taux préférentiel (montant maximum du prêt : 92 000 €).

A noter : le PEL peut être utilisé pour financer le local d'exploitation de l'entreprise.


grosse_puce.gif Les placements financiers

petite_puce.gif Placements à court terme (à forte liquidité)

triangle.gif Des titres financiers (autres que ceux constituant les PEA) : la cession de titres (parts sociales, actions, obligations) est une source de financement.

petite_puce.gif Placements à moyen et long terme

triangle.gif Le PEA classique : il est utilisé pour gérer un portefeuille d'actions en franchise d'impôt si aucun retrait n'est effectué avant 5 ans. Il n'est toléré qu'un seul PEA par personne dont le montant maximum (plafond) est fixé à 150 000 €.

A noter : Dans le cadre d'un PEA assurance, constitué par un contrat de capitalisation, le plan n'est pas clôturé par un retrait (ou rachat de contrat de capitalisation) anticipé (avant 8 ans) quand il est utilisé pour la création /reprise d'entreprise et que son montant y est affecté dans les 3 mois suivant le rachat.

triangle.gif Le PEA/PME a un fonctionnement identique à celui du PEA classique. Seul le plafond diffère : il est actuellement de 75 000 €.


grosse_puce.gif L'épargne salariale

triangle.gif L'intéressement : c'est un dispositif facultatif mis en place par une entreprise en faveur de ses salariés à la suite de la signature d'un accord. Le salarié reçoit un livret d'épargne salariale au moment où il signe son contrat de travail. Généralement l'accord d'intéressement est conclu pour 3 ans.
Le salarié perçoit une prime d'intéressement dont le montant est plafonné (18 774 € en 2014), exonérée de cotisations sociales mais imposable sauf si elle est versée sur plan d'épargne entreprise (PEE). Le montant peut être versé directement au salarié chaque année dans les mois suivant la clôture de l'exercice s'il ne désire pas le transférer sur son PEE, son compte épargne temps, Perco, etc.

triangle.gif La participation : elle n'est obligatoire que dans les entreprises de plus de 50 salariés réalisant un bénéfice supérieur à 5 % des capitaux propres.
Comme pour l'intéressement, le salarié reçoit un livret d'épargne salariale au moment où il signe son contrat de travail. En revanche la durée de l'accord déterminée par les parties (pas de durée légale maximale).
Le montant à distribuer est déterminé après clôture de l'exercice : il ne peut être supérieur à 27 774 € (2013) pour chaque salarié.
Comme pour l'intéressement également, le salarié peut demander son versement immédiat s'il en fait la demande dans les 15 jours suivant la réception de l'information concernant la somme qui lui a été affectée sinon celle-ci est bloquée pour 5 ans (voire 8 ans).

A noter : un déblocage anticipé est possible en cas de création/reprise par le salarié ou son conjoint.

triangle.gif Les plans d'épargne collectifs : au nombre de 3, ils permettent aux salariés d'augmenter leurs revenus par la constitution d'un portefeuille de valeurs mobilières. Ce sont :
petit_carre.gif le plan d'épargne entreprise (PEE),
petit_carre.gif le plan d'épargne interentreprises (PEI),
petit_carre.gif le plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco).

Leur fonctionnement est identique :
petit_carre.gif le salarié détermine le montant de ses versements,
petit_carre.gif l'entreprise verse un abondement (dont le montant est limité à 3003,84 € par salarié en 2014) qui complète le versement du salarié,
petit_carre.gif les sommes sont bloquées pendant 5 ans mais il existe des possibilités de déblocage anticipé dans certains cas comme la création d'entreprise par exemple.

A noter : la demande de déblocage doit être faite 6 mois avant le besoin.


grosse_puce.gif L'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (Arce) de Pôle emploi

Elle est versée aux demandeurs d'emploi qui perçoivent l'allocation d'aide au retour à l'emploi (Are) et qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise.

Pour plus d'informations voir notre document sur les aides financières de Pôle emploi.