Les coopératives d'activités et d'emploi (CAE) constituent un concept original permettant à un porteur de projet de tester son activité en toute sécurité.

L'originalité de la CAE est de lui offrir un statut "d'entrepreneur salarié" qui lui permet de percevoir un salaire et de bénéficier de la couverture sociale d'un salarié classique.

 Certaines CAE sont regroupées au sein des réseaux www.cooperer.coop et  www.copea.fr.

 Les informations suivantes sont générales et peuvent varier selon les CAE


  Les coopératives d'activités (CAE)

Les CAE sont constituées sous forme de Scop. Leur fonctionnement est assuré par un gérant et des chargés de mission. Chaque mois, il est demandé aux salariés entrepreneurs d'assister à une réunion sur la gestion de la CAE.

Services proposés

Les CAE proposent aux porteurs de projet :
 un cadre juridique (un numéro de TVA et une immatriculation au Registre du commerce et des sociétés),
 un statut d'entrepreneur-salarié en contrat à durée indéterminée (CDI), à temps partiel dans un premier temps,
 une gestion administrative de l'activité incluant :
          - la tenue d'une comptabilité,
          - le calcul et versement des salaires,
 une possibilité d'échange avec les autres entrepreneurs-salariés,
 un accompagnement.

Pour l'ensemble de ces services, l'entrepreneur-salarié verse 10% de son chiffre d'affaires hors taxe à la CAE dès l'émission de la première facture de vente.

Fonctionnement

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 La loi du 31 juillet 2014 relative à l'économie sociale et solidaire précise le cadre général de fonctionnement d'une CAE :

triangle.gif L'entrepreneur salarié d'une coopérative d'activité et d'emploi bénéficie d'un accompagnement individualisé et de services mutualisés mis en œuvre par la coopérative en vue d'en devenir associé. 

triangle.gif L'entrepreneur salarié conclut avec la coopérative un contrat, établi par écrit, comportant :
- les objectifs à atteindre et les obligations d'activité minimale de l'entrepreneur salarié, 
- les moyens mis en œuvre par la coopérative pour soutenir et contrôler son activité économique,
- les modalités de calcul de la contribution de l'entrepreneur salarié au financement des services mutualisés mis en œuvre par la coopérative, dans les conditions prévues par les statuts de celle-ci,
- le montant de la part fixe et les modalités de calcul de la part variable de la rémunération de l'entrepreneur salarié,
- la mention des statuts en vigueur de la coopérative,
- les conditions dans lesquelles sont garantis à l'entrepreneur salarié ses droits sur la clientèle qu'il a apportée, créée et développée, ainsi que ses droits de propriété intellectuelle.

Le contrat peut prévoir une période d'essai d'au plus 8 mois renouvellement compris.

triangle.gif Dans un délai maximal de trois ans à compter de la conclusion du contrat, l'entrepreneur salarié devient associé de la CAE.
Précision : ce délai est réduit, le cas échéant, de la durée du contrat d'appui au projet d'entreprise (CAPE) préalablement conclu.
Si l'entrepreneur salarié ne devient pas associé avant ce délai, le contrat prend fin.

triangle.gif Le conseil des prud'hommes est seul compétent en cas de litige né à l'occasion de ce contrat.

triangle.gif La coopérative d'activité et d'emploi est responsable des engagements pris vis-à-vis des tiers dans le cadre de l'activité économique développée par l'entrepreneur salarié associé.

Nature des activités dans une CAE

Les CAE sont généralistes, elles aident au développement de diverses activités telles que :
 l'art et l'artisanat d'art,
 les services aux particuliers,
 les services aux entreprises,
petit_carre.gif le bâtiment,
 le commerce et le négoce.

Ne sont pas suivies par les CAE :
 les activités réglementées,
 les activités nécessitant un bail commercial,
 les activités nécessitant des investissements de départ trop importants.

Comment les identifier et les contacter ? En se rapprochant de :

Coopérer pour entreprendre
45/47 rue d'Hauteville, 75010 Paris
info@cooperer.coop
www.cooperer.coop

Copéa
10 rue Archinard, 26400 Crest
contact@copea.fr
www.copea.fr


  Les bénéficiaires du dispositif

Le statut d'entrepreneur salarié

nouveau.gifLa loi relative à l'économie sociale et solidaire du 31 juillet 2014 définit le statut d'entrepreneur salarié comme :
- une personne physique qui crée et développe une activité économique en bénéficiant d'un accompagnement individualisé et de services mutualisés mis en œuvre par la CAE,
- en vue d'en devenir associée dans un délai de 3 ans à compter de la conclusion du contrat conclu avec la coopérative.
Le statut social de l'entrepreneur salarié ou de l'entrepreneur salarié qui est devenu associé est légalement assimilé à celui des salariés.

  Vis-à-vis de ses clients, l'entrepreneur salarié est considéré comme un chef d'entreprise. C'est lui qui propose ses prestations et qui mène une véritable démarche de prospection commerciale.

  Vis-à-vis de la CAE, l'entrepreneur salarié est un salarié classique qui dispose d'un contrat de travail en CDI, qui pourra évoluer en fonction du chiffre d'affaires généré.
Il bénéficie des mêmes droits qu'un salarié (notamment droits aux congés payés, protection accident du travail et maladies professionnelles) et d'une indemnisation en cas de chômage.

triangle.gif L'entrepreneur salarié reçoit une rémunération composée d'une part fixe et d'une part variable calculée en fonction du chiffre d'affaires de son activité, après déduction des charges directement et exclusivement liées à son activité et de sa contribution relatives aux services mutualisés proposés par la CAE.

attention.gif Les modalités de calcul et de versement de la rémunération à l'entrepreneur salarié associé et de déclaration auprès des organismes sociaux doivent être précisées par décret .

Qui peut intégrer une CAE ?

Les CAE s'adressent à tout porteur de projet qui ne souhaite pas créer d'entreprise dans l'immédiat et qui préfère tester la viabilité de son projet au préalable, et principalement :

 aux demandeurs d'emploi : dans le cas où ils sont indemnisés, ils peuvent continuer à percevoir leurs allocations chômage (procédure de reprise d'une activité réduite),
 aux bénéficiaires de minima sociaux,
 aux salariés en CDD ou CDI, qui doivent toutefois veiller à respecter leur obligation de loyauté envers leur employeur.

Les différentes étapes du parcours de l'entrepreneur-salarié

L'accueil et le diagnostic du projet : les porteurs de projet sont accueillis collectivement et assistent à une réunion de présentation. Un entretien individuel leur est ensuite proposé à l'issue duquel une convention d'accompagnement pourra être signée si le projet rentre dans les critères de la CAE.

Le test : pendant une durée non définie, le porteur de projet teste son produit ou son service en conservant son statut initial (demandeur d'emploi s'il bénéficie de ce statut).

Le contrat de travail : lorsque l'activité se développe et qu'elle génère un montant de chiffre d'affaires suffisant, il sera proposé au porteur de projet de signer un contrat de travail en CDI avec la CAE. Il devient alors "entrepreneur salarié". Le temps de travail ainsi que la rémunération sont établis en fonction de son chiffre d'affaires prévisionnel.
Le contrat de travail est modifié en fonction de l'évolution du chiffre d'affaires. Des avenants précisent la durée du travail ainsi que la nouvelle rémunération.

La sortie : trois possibilités s'offrent à l'entrepreneur-salarié :
- Créer son entreprise, quelle que soit la forme juridique retenue (voir statuts juridiques).
- Devenir associé de la CAE sous le statut d'entrepreneur associé. Il participera alors à l'animation et à la gestion de la CAE.
- Mettre fin à son projet si celui-ci s'avère non viable ; il reviendra alors à son ancien statut sans perte de ses droits sociaux.